à propos

 

Les arbres mous, les boyaux, les lignes constituent cette descente en rappel dans la matière organique.

Leur rigidité graphique convoque l’humain, l’animal, éros, thanatos, le pli à décacheter que s’offre sans gêne le main fouilleuse de l’artiste.

En proie au visible, les formes s’étalent ou s’étiolent dans le l’espace blanchâtre.

Chaque dessin est une étape vers le suivant, une projection mentale qui forme un conduit de chair noire, rejouant un dessein organique propre où l’ambiguité du sens rejoint celle de la matière figurée.

Le medium ici, la plume, ne caresse pas le papier, elle accroche et permet d’évider par le contour, par le «dehors» cette figuration presque sage qui aborde pourtant la fascination et la répulsion du vivant comme une prison molle, presque une aberration.

Sarah Battaglia